15th Bn CEF

48th Hldrs

Hendecourt lès Cagnicourt

1er september 1918

Emplacement

Hendecourt lès Cagnicourt est un petit village d'un peu plus de 300 habitants à l'est d'Arras. En venant d'Arras, continuer en direction de Cambrai, le long de la D 939, en passant la Vis en Artois Memorial. Juste avant d'atteindre le Mémorial canadien de Dury, vous verrez une rue à droite, la D 956. Prendre cette route en suivant les indications pour Hendecourt.

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Histoire

Depuis la fin de la Première guerre mondiale on se demande parfois si le maréchal Haig considérait les divisions australiennes et canadiennes comme ses troupes de choc.

Que cela soit vrai ou non, il serait juste de dire que par le début de 1918, la fleur de la jeunesse britannique (et même celle de l'âge mûr) eurent succombé à la statistique de cette guerre d'usure. Le gouvernement britannique ordonna la conscription afin de se tenir avec les exigences de l'armée, mais le Premier ministre Lloyd George ne s'entendit pas avec le maréchal et refusa de lui donner assez de réserves en 1918. Cette décision courtisa la catastrophe au printemps lors de l'offensif allemande.

Mais la Grande-Bretagne industrielle ne produisait pas la même race de l'homme comme les colonies avec leur esprit pionnière et leur vie à l'extérieure. La vie était sévère dans les usines, les mines de charbon et les chantiers navals. Beaucoup d'appelés pour le service furent refusé pour des raisons médicales, faute d'alimentation suffisante à cause de salaires dérisoires. Le gouvernement élargit les limites de l'âge et même réduit la limite de hauteur. Ce dernier donna lieu à des bataillons de soldats plus court mais autrement en bonne santé, surnommé Bantam (après le coq nain).

Bien sûr, dès qu'ils constateraient l'arrivée des Canadiens sur leur front, les Allemands réalisaient que cela présageait une offensive déterminée. Pour cette raison, on gardait secrets autant que possible les mouvements du Corps d'armée canadien de sir Arthur Currie.

À la fin du mois d'août 1918, les Canadiens ne sont plus nécessaires pour renforcer une position affaiblie des Alliés sur la Somme. Personne ne la appréciait pas à l'époque mais le début de la contre-attaque fran�aise le 18 Juillet et l'ouverture de la bataille d'Amiens le 8 août eurent marqué la fin du dernier espoir de l'Allemagne de gagner la guerre. L'avance à la victoire eut commencé.

Cependant il y a une différence entre cette avance et celui de l'offensive allemande du printemps. En mars la 5e armée de général Gough tenait une ligne de front trop longue avec des forces insuffisantes. Il n'y avait pas des positions de soutiens préparées. En revanche lorsque l'été devient l'automne les Allemands battent en retraite en direction de la ligne Hindenburg (comme elle était connue des Alliés), peut-être le système le plus redoutable des positions tranchées défensives que le monde ait jamais vu. En avril 1917, les Britanniques et les Canadiens firent quelques trous dans la ligne, mais ne trouvèrent jamais la capacité de la rompre.

 

Le 15e bataillon CEF (48th Highlanders of Canada)

Le lieutenant-colonel John Davidson créa une unité de milice à Toronto en 1891 et la donna le titre : le 48th Highlanders of Canada. À la formation de la CEF (Force expéditionnaire du Canada) en 1914, le 15e bataillon avait pour zone de recrutement la ville de Toronto et conserva une forte influence du régiment de la ville en prenant leur nom comme sous-titre du bataillon.

Ayant été dans l'action pour les quelques jours précédents, la 15ème Bataillon sortent de la ligne et occupent les billettes récemment nettoyée à Boves (à l'est d'Amiens) le 23 août 1918. Les soldats consacrent les prochaines 24 heures à assister au défilé de l'église le dimanche et le nettoyage de leurs équipements.

Leur tour pour remonter vers le nord à Arras commencerait très bient�t.

Ils quittent Boves à 15h00 le 25 août 1918 et marchent à la gare de Saleux. C'est une marche lente et difficile, beaucoup d'hommes souffrent de la dysenterie et le bataillon devrait faire des pauses pour permettre aux hommes de se rétablir.

Pendant la nuit le train ébranle son chemin à travers le Picardie jusqu'à Aubigny en Artois à une vingtaine de kilomètres derrière le front d'Arras. Vers 08h00 les soldats descendent à la gare d'Aubigny et en attendant les bus se préparent un repas tout chaud. Le major John Girvan (Commandant) qui vient de rejoindre le bataillon ce matin-là prit le commandement du bataillon et donne ses ordres pour le trajet à Arras en bus.

Les nouvelles venant du front sont prometteuses. Le matinm les 2e et 3e divisions canadiennes eurent lancé une attaque de l'autre c�té d'Arras, Monchy le Preux est encore une fois dans les mains des Alliés. Le Corps canadien avance depuis Arras en direction de Cambrai chevauchant la vieille route romaine.

Arrivant à la périphérie de la ville, les Highlanders descendent à la Porte de Baudimont à Arras et continuent leur trajet à pieds autour les fortifications anciennes vers la citadelle.Quinze mois auparavant on aurait trouvé des chars stationnés à cet endroit avant la bataille d'Arras, aujourd'hui les Canadiens en kilt reposent dans les fossés, et attendent leurs ordres.

Les Canadiens s'approchent la ligne Drocourt-Quéant une position clé de la ligne Hindenburg. Derrière cette ligne, il y aura le canal du Nord qui est au sud de Marquion en phase de construction. Au-delà du canal ca ne sera pas un cas de conquérir le terrain mais de libérer les villes et villages du nord de la France, les communes qui n'avaient rien vu que feldgrau depuis 1914.

The Highlanders left the semi comfort of Arras on the 27th and marched out to Telegraph Hill south of Tilloy les Mofflaines and then later in the evening to positions just behind Wancourt.

La pluie commence à tomber et le bataillon reste à Wancourt toute la journée, jusqu'à tard le soir, quand ils avancent encore et reprennent la ligne de front en face de Cherisy. Là ils relèvent les hommes du 2e Division canadienne, qui combattaient toute la journée.

Brigadier General Greg Young

Le capitaine Vic Goldman (à gauche)
l'historien Michel Gravel (centre)
le général Greg Young, 48th Highlanders of Canada (à droite)

Ce n'est pas facile de trouver la ligne de front. Après des années d'une guerre statique, où les gains (même aux meilleurs jours) tendent à se limiter, le passage à une guerre ouverte tendait des communications dans les deux sens à ses limites.

Les ordres pour le relèvement étaient simples : avance par là - et prendre la ligne quand vous en l'avez rencontrées.

Les Highlanders installent leur quartier général dans la Sun Quarry (carrière du soleil. Il y avait à côté la carrière de la lune !). La soi-disant ligne est un système de cratères irréguliers et des trous d'obus crayeux.

 

Une échappé belle

Au crépuscule du 30 août, un obus allemand percute l'abri du QG à Sun Quarry. Parce que ces postes sont les anciennes tranchées allemandes l'entrée est orientée vers les lignes allemandes et l'obus franchit l'entrée directement.

Dans l'abri se trouvent : le major Girvan, un groupe d'officiers, les signaleurs, les coureurs et un journaliste. L'obus explose éteindront les lampes et brisant la table. Dès que la poussière soit retombée, le seul bruit qu'on entende est le battement d'ailes des pigeons lorsqu'ils redescendent aux perchoirs.

Les humains se lèvent, toussent, essuient la poussière d'eux-mêmes et peut-être rendent grâce à de nombreuses portes bonheurs, charmes et les dieux - tout le monde avait survécu à un coup direct.

 
Upton Wood and the Crow's Nest

Vue de l'emplacement de l'Ulster Trench
Upton Wood sur la gauche et le Crow's Nest à droite

 

Le lendemain la 1re brigade canadienne arrive et prenne place dans les tranchées les plus avancées. Ils ont pour mission une opération contre Upton Wood (le nom donné au bois d'Hendecourt), un obstacle majeur sur la gauche des Highlanders. Tout au long de la journée la bataille pour le bois va et vient jusqu'à ce qu'elle soit définitivement acquise par les Canadiens.

Puis, l'après-midi du 31 août les Highlanders re�oivent l'ordre de reprendre les tranchées nouvellement capturés et regroupés avec leur position de première ligne dans Ulster Trench quelques centaines de mètres plus loin sur la voie de la Hendecourt lès Cagnicourt.

A l'aube, ils attaqueront un tertre qu'on l'appelle le Crow's Nest (Nid de Corbeau) et le Bois du château à Hendecourt.

 

Crow's Nest L'assaut sur le Crow's Nest
Le monument Le monument aux Highlanders
Sun Quarry Cemetery Sun Quarry Cemetery
Upton Wood Cemetery Upton Wood Cemetery